FIF (Blocage du processus électoral) / Sam Etiassé dit sa part de vérité

C’est un secret de polichinelle ! Le processus électoral de la Fédération ivoirienne de football, prévu le 5 septembre prochain est bloqué. C’est pour donner plus de détails sur cette situation que le préfet hors grade, Sam Etiassé, par ailleurs secrétaire général de la commission électorale est monté au créneau, ce mercredi au siège de la FIF.

 Au cours d’une  conférence de presse et sans langue de bois, il a éclairé la lanterne des hommes de média. » Tout ce qui se dit ça et là. Et sur la toile sont injustes. Quand on est dans cette commission, on doit être guidé par l’impartialité.

Il fallait se pencher sur 7 points. Notamment les anomalies dans les parrainages non datés et non cachetés. Le cas de l’Africa et de l’Amafci. Les membres avaient déjà statué sur ces questions et une décision a été prise le jeudi 6 août. Le samedi où, il devrait avoir la signature, c’est alors que des éléments extratextuels nous demandent, au nom de la cohésion qu’on aille avec tout le monde aux élections.  On m’a demandé de contresigner. Chose que j’ai refusé « , a-t-il affirmé avec véhémence.

Avant d’ajouter que:   » La décision prise le jeudi 6 août était contraire à l’application des textes. 4 des 7 membres ont même écrit pour dire qu’ils ne prennent en compte que la première décision. Je ne suis contre personne. Quand les règles sont établies, il faut les appliquer « , a-t-il martelé. Sam Etiassé ne veut surtout pas être complice d’une quelconque forfaiture dans ce processus. « Je veux être un exemple,  une boussole. Je ne signerai pas un document tant que les règles seront violées. Les règles, ce sont les textes et le code électoral « ,a-t-il ajouté.

 Non sans avoir manqué de citer les accords et les désaccords des membres de la commission électorale au cours de leurs travaux.  » Les lettres de parrainage non datées. Les parrainages émanant d’un membre actif sous sanction, signé par une autre personne ont été rejetés. Tandis que les lettres de parrainage sans cachet, les doubles ou triples parrainages, la récusation d’un premier parrainage, les deux lettres signées par l’Africa et celle de l’Amafci de Coulibaly Souleumane ont été retenus », a-t-il révélé.

Au constat de ce qui précède, le directeur exécutif de la Fédération a demandé et obtenu une autorisation de tous les membres de la commission pour remonter les informations au président de la FIF,  Augustin Sidy Diallo. Lequel, à l’issue d’un comité d’urgence a écrit à la CAF et à la FIFA pour les informer de la situation. S’agissant des menaces dont seraient victime, le président de cette commission, à savoir René Diby,  Sam Etiassé a indiqué qu’elles se sont avérées. Toutefois, dans la foulée, il a écrit au ministre de la sécurité et au DG de la police afin que l’ancien président de la FIF, soit protégé par un garde du corps. « A ma grande surprise, René Diby a décidé de se passer des services de l’homme de sécurité « , a-t-il dit. 

                 V.Soumahoro




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