Encadrement technique des Eléphants : Kamara Ibrahim, comme Zahoui

À la Fédération ivoirienne de football (FIF), les mauvaises habitudes ont la peau dure. Dernier fait en date, le limogeage annoncé du sélectionneur des Éléphants A, Kamara Ibrahim, qui, de bonnes sources, divise aujourd’hui le comité directeur de la FIF vu la manière dont l’affaire a été montée. 

Tout commence le jeudi 13 février dernier, lors d’une réunion du conseil exécutif de l’instance fédérale. Ce jour-là, fait observer notre informateur, alors que l’ordre du jour n’indiquait rien dans ce sens, il est subitement demandé aux uns et aux autres de se prononcer sur le cas Kamara Ibrahim. 

Surprise dans la salle pour ceux qui visiblement n’étaient pas dans la confidence. Colère de Sory Diabaté, 1er vice-président de la FIF et par ailleurs patron des équipes nationales, qui est ainsi mis devant le fait accompli. Des propos peu diplomatiques fusent et les débats deviennent houleux. Le président Sidy Diallo demande d’aller au vote pour trancher. À l’exercice, seuls, Ervé Siaba et  Sory Diabaté disent non au départ du coach Kamara, tous les autres ayant voté oui. 

Voici l’origine des fuites observées sur les réseaux sociaux et reprises par certains organes de presse. 

Dans les couloirs de la maison de verre de Treichville, l’on se demande pourquoi, cette fois, Sidy Diallo n’a pas consulté au préalable son 1er collaborateur sur la question Kamara et sur le timing? Tout comme l’on s’explique difficilement que le futur ex coach des Éléphants n’ait pas été informé au préalable avant que les réseaux sociaux ne se mettent en branle avec la violence des  réactions.  Surtout que, clament les soutiens de Kamara, celui-ci n’a pas failli à sa mission première qui était de préparer une équipe nationale compétitive pour la Can 2021. 

Alors que reproche-t-on  réellement à l’ancien joueur du Stade d’Abidjan et de l’Africa? Quel est ce bricolage permanent là où les dirigeants du football ivoirien devraient plutôt installer un projet cohérent sur la durée comme on le voit avec Aliou Cissé, au Sénégal par exemple?

En somme, cette affaire n’est pas sans rappeler celle d’un certain François Zahoui, renvoyé sans ménagement aucun par le même  comité exécutif  alors que les résultats parlaient pour l’ex international ivoirien. 

C’est qu’à la FIF, l’on a pris ces dernières années, l’habitude d’humilier et les  cadres de l’encadrement technique et ceux de l’équipe première. Nous savons tous la façon dont les Drogba et autres Yaya Touré ont quitté la sélection et tout le bien qu’ils pensent aujourd’hui encore de la maison des verres. 

Voilà qui met du piment aux prochaines élections à la présidence de la FIF qui se tiendront  certainement cette année, le mandat du président sortant étant arrivé à échéance.  

Pour rappel, c’est suite au limogeage du Belge Marc Wilmots et un appel à candidature que Kamara Ibrahim a été désigné à 53 ans,  11e entraineur des Éléphants. 

       L. KEITA




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