Coupe UFOA (Pondey Ange, Capitaine Des Éléphants) : «On va répondre au président Sory Diabaté au soir du 20 octobre à Abidjan »

Capitaine de l’équipe locale de Côte d’Ivoire, Pondey Ange est revenu sur la victoire écrasante des Eléphants devant les Requins Bleus du Cap Vert (4-1). Si ce succès vient apporter un ouf de soulagement à l’équipe en difficulté après deux contre-performances, Pondey Ange et ses coéquipiers regardent le chemin qui mène au sommet du tournoi UFOA et leur dernier match qualificatif du CHAN du 20 octobre prochain contre le Niger. Pour Pondey Ange, il n’y a pas de temps à rigoler. 

Capitaine de l’équipe locale de Côte d’Ivoire. Pouvez-vous mieux vous présenter ?

Je suis Pondey Ange. Attaquant de la Société Omnisport de l’Armée et de l’équipe nationale locale. Je peux ajouter que je suis un attaquant rapide, bon dribleur avec des qualités de finition.

 Il y a deux jours, vous avez battu largement le Cap Vert (4-1). A froid, quel est votre sentiment sur ce match ?

C’est un sentiment de fierté, de satisfaction. Avec deux défaites d’affilés face au Sénégal (0-3, match amical) et devant le Niger (0-2, éliminatoires CHAN), on avait à cœur de sortir victorieux de cette rencontre. On a mis les consignes du coach en pratique. Cela a donné un résultat. Avec plus de sérieux et d’abnégation, on a pu gagner.

 Vous vous êtes retrouvé par petit groupe pour échanger avant cette rencontre. De quoi parlez-vous ?

Etant le capitaine, il fallait que je prenne les choses en main. On s’est retrouvé pour se motiver. Ce n’est pas le talent qui nous manque. Il fallait donc rappeler certaines choses aux plus jeunes. En parlant d’état d’esprit, on a rien à reprocher à un joueur. On a su tirer le meilleur d’eux. La suite de la compétition nous situera.

 Une fois dans les vestiaires après la victoire, qu’est-ce que vous vous dites ?

On a savourez la victoire quelques minutes. Et point final. On est focalisé sur le match contre le Togo qui est notre prochain adversaire. On n’est pas  là pour rigoler. C’est justement dans l’optique du match retour du 20 octobre contre le Niger. Le Cap Vert est rangé. On va attaquer le Togo. Dans tout cela, on est focalisé sur le Niger. Il n’y avait pas lieu de faire la fête. S’il faut faire la fête, on attendra après le match du 20 octobre.

 Mais déjà comment préparez-vous le duel contre le Togo prévu le 5 octobre ? Avez-vous des informations sur le Togo ?

On n’a pas encore vu l’équipe du Togo. Mais une chose, on compte sur nos atouts. On sait qu’il y a de la qualité et du talent. Mais s’il n’y a pas de volonté, cela ne donnera rien. C’est sur cet état d’esprit qu’on travaille. On se dit qu’avec le talent et la volonté, il n’y a pas de raison de faire de piètre performance. Les coaches s’y mettent. On ira jouer avec un mental de gagnant.

 Un jour avant votre départ sur le Sénégal, le président Sory Diabaté vous avait entretenu. Il vous a dit beaucoup de choses. Qu’avez-vous dit au président Sory Diabaté quand il vous a trouvé dans les vestiaires après votre victoire ?

Le président a eu des paroles fortes pour nous remobiliser. Il a parlé en tant que président de l’équipe. Il a parlé en tant que notre premier supporteur. Il est même venu nous soutenir ici au Sénégal. Je pense qu’on ne lui a pas encore donné cent pour cent de satisfaction. Il a vu un peu de ce qu’il attend de nous. Mais ce n’est pas encore fini. On va répondre au président au soir du 20 octobre à Abidjan.

 Comment concevez-vous ce match du 20 octobre contre le Niger ?

Le Niger ressort dans mon discours. On a perdu devant le Niger chez eux. On ne perdra pas deux fois devant cette équipe. On a à l’esprit de refaire les choses. On a vu nos défauts. On a vu aussi ceux de l’adversaire. On travaille sur tous ces éléments. On est un nouveau groupe constitué. On se connait tous. Mais les sensations n’étaient pas encore réelles. Les choses sont en train de se mettre en place.

 Il semble que vous êtes Gendarme de profession. Comment alliez-vous le football et votre fonction ?

J’arrive à concilier ces deux métiers grâce à mes supérieurs. Ils me permettent de pratiquer le football que j’aime tant. Ils m’ont permis d’être détaché à la Société Omnisport de l’Armée.

 D’où est venue cette passion de football ?

C’est depuis l’enfance. Mon père est un grand supporteur de l’Asec Mimosas. C’est qui m’a inculqué cette passion. Aussi bien pour mes frères aussi. On allait au stade avec lui. C’est de là que ma passion tire sa source. Dieu a voulu que je rentre à la Gendarmerie. Mais cela n’a pas été un handicap. Bien au contraire. J’ai beaucoup rêvé. Aujourd’hui, j’en suis fier.

 Dans l’histoire des attaquants du monde. A qui voulez-vous ressembler.

Une seule image me revient. C’est Didier Drogba. On ne joue pas sur le même registre. Mais quelqu’un qui a émerveillé la jeunesse. Il nous a procuré beaucoup de joie. Tout de suite, je pense à lui en parlant d’attaquant. Mais mon idole au football, c’est l’attaquant brésilien, Robinho de Souza.

 Quel est votre plat préféré ?

Je suis de l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Notamment Wobé. J’aime plus le riz à la sauce graine.

     Source  : site FIF ( le titre est de la rédaction )




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