Basketball : Malick Daho « Le basket reste très prisé par les jeunes »

Ancien international ivoirien Malick Daho à marquer son époque dans l’antre du Palais des Sports et sur tous les stades d’Afrique. Après sa carrière d’athlète et d’entraineur où il a dirigé les  grands clubs comme ASEC Mimosas, L’Abidjan Basket Club ( ABC ) . Et l’histoire de la formation de ce Club  retiendra que c’est sous sa main  que le club ABC a remporté son premier trophée de la Coupe Nationale.   Professeur d’éducation physique et passionné du métier de journalisme, Malick   a décidé de tenter l’aventure. Et son point de chute a été Paris en France. Depuis lors où il vit avec sa famille, Malick Daho l’enfant de Treichville s’est toujours souvenir de sa jeunes frères depuis quelques grâce à son ONG, il essaie d’aider les jeunes qui ont une passion pour le basket en général et les autres disciplines  en particulier. Toujours disponible, Malick Daho a accepté de nous accorder cette interview.

    Comment va Malick Daho ?

Je vais très bien merci !

    Pourquoi as-tu  décidé de tout abandonner  à Abidjan  pour t’installer à Paris ?

C’est une longue histoire. Je voulais, à un moment de ma carrière d’entraîneur, vivre autre chose. En Côte d’Ivoire, j’avais un peu fait le tour et en plus on commençait à me faire une réputation de coach ingérable. La vérité, c’est que je ne supportais pas que les dirigeants se mêlent de mon travail. L’entraîneur entraîne et les dirigeants dirigent. C’était mon credo. Mais à un moment donné, ces principes ne fonctionnaient plus. J’avais des idées très claires de ce que je voulais faire dans les équipes que j’ai entraînées. On me laisse travailler et on me juge sur mes résultats. Ce que certaines personnes, qui se servaient du basket pour paraître, n’ont pas compris. D’autre part, j’avais aussi la possibilité de continuer de me former comme entraîneur et comme journaliste, métier que j’exerçais déjà à Abidjan. Donc, tout cela m’a poussé à partir.

     Comment as-tu fait pour être consultant sur la chaîne française Canal Plus ?

J’ai étudié à l’école supérieure de journalisme de Paris-Tolbiac (ESJ Paris). Après l’obtention de mon Master2, spécialité Sports, j’ai postulé sur de nombreux médias pour exercer. Canal m’a proposé de commenter la NBA, au regard de mon profil à la fois de basketteur et de journaliste ; ce que j’ai accepté avec plaisir. Aujourd’hui, en plus de la NBA et de l’Afro basket, je commente aussi le catch et je suis chroniqueur sur l’émission de débats Les grandes bouches, où je montre que je connais un peu les autres sports, notamment le foot (rires). Mais je collabore aussi avec d’autres médias.

    As-tu des nouvelles sur l’évolution de la balle au panier ivoirien ?

Oui ! Le basket ivoirien fait partie de ma vie. Je suis en contact avec le basket ivoirien à travers des amis, des dirigeants, et je suis abonné à la chaîne de la FIBA qui me permet de voir des matches. Je parle aussi avec Mathieu Agui, le président ainsi que d’autres acteurs de cette discipline.

  Comment vois-tu le niveau du basket-ball ivoirien depuis ton départ ?

Je n’ai pas tous les éléments d’appréciation en mains, à cause de la distance. Mais je constate que le basket reste très prisé par les jeunes, et c’est une bonne chose. Maintenant, il faut que les palabres de personnes cessent pour que l’ensemble du basket ivoirien retrouve ses lettres de noblesse. Le potentiel existe, mais l’environnement reste vicié et c’est dommage !

    Quels sont tes rapports avec tes amis de la famille du basket en Côte d’ivoire ?

Ils sont très bons et cordiaux. On se parle au téléphone. Certains demandent des conseils ou avis que je donne avec plaisir. D’autres, de passage à Paris, me rencontrent quand ils le désirent. Je discute avec tout le monde !

     Parle-nous un peu de ton ONG ?

Sport et Humanitaire Sans Frontières est une association qui essaie d’aider les jeunes Africains à pratiquer le sport dans de bonnes conditions. Je fais de la collecte d’équipements que je redistribue à ceux qui sont dans le besoin. Même si j’ai commencé par le basket et par la Côte d’Ivoire, il y a des projets pour d’autres sports et dans d’autres pays.

On te voit très souvent apporter des dons aux jeunes des centres de formation, que cachent ces gestes ?  En plus des centres de formation ne penses-tu pas à offrir des dons aux clubs et aux équipes nationales ?

Chaque chose en son temps. Je pars du principe que les équipes nationales, même si elles ont des besoins, sont un peu mieux loties que les centres de formation qui ne vivent que grâce à des mécènes qui injectent leur propres argent dans cette activité juste par passion. Si je peux les aider à souffler un peu, tant mieux ! Là, j’ai en projet de réhabiliter certaines aires de jeu. J’espère qu’avec l’aide de mes donateurs, ce projet pourra se réaliser. Je fais de mon mieux, à mon modeste niveau, mais je ne pourrai pas  satisfaire tout le monde tout seul. Ces dons ne cachent rien. Je redonne un peu au basket ivoirien de ce qu’il m’a donné, parce qu’il m’a permis d’être ce que je suis aujourd’hui.

     Comment vois-tu les  chances des Éléphants  qui participent aux éliminatoires de la Coupe du Monde 2019 en Chine ?

Tout reste ouvert ! Le problème, c’est que pendant que nous nous battons entre nous, les autres pays s’organisent et se préparent.

     Es-tu disposé à apporter ton expérience aux Éléphants  basketteurs ?

Pourquoi pas !

       On te voit très attaché à la parole de DIEU. Il y a des explications particulières sur ce choix ?  Qu’est-ce que la parole de DIEU t’apporte ?

C’est un choix mûrement réfléchi et en toute conscience. Ma vie a changé. Mais ces colonnes ne suffiraient pour vous donner un témoignage de ma marche avec Dieu (rires).

    Comment arrives-tu à concilier les deux, c’est-à-dire servir DIEU et gérer ton quotidien quand on connaît les difficultés que rencontrent nos frères en Europe ?

Tout est dans l’organisation. Vivre en France m’a appris à planifier les choses, à savoir ce qui est utile et ce qui est futile.

    Tu as réussi ta carrière en tant qu’athlète, entraîneur, ne penses-tu pas à l’avenir diriger la fédération ivoirienne de basketball ?

Je ne crois pas que ce soit seulement en tant que président qu’on peut être utile au basket ivoirien. Mon ego n’a pas besoin de ce genre de poste. Si, de là où je suis, je peux aider, et si les gens pensent que je suis utile, c’est le principal. Même s’il ne faut jamais dire jamais, la présidence de la FIBB n’est pas une priorité pour moi. Mais je ne vous cache pas que des personnes me l’ont déjà demandé. Le président Agui est un ami, donc je ne ferai rien pour lui nuire. Bien au contraire !

En attendant, si je peux réussir ma carrière de journaliste, ce ne serait pas mal non ? (Rires)

Leg ( Malick Daho entouré de ses collaborateurs de l’équipe du Canal plus )

Interview réalisée au téléphone par : L. KEITA  

 




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